PDF (5.2Mo)
|
PS (3.6Mo)
|
HTML
|
|
« ÉTUDE
ANALYTIQUE ET NUMÉRIQUE DU DÉVELOPPEMENT D'INSTABILITÉS
MHD DANS DES STRUCTURES D'ACCRÉTION-ÉJECTION MAGNÉTISÉES
»
|
Ce travail a été
effectué sous la direction de Guy Pelletier et Pierre-Yves Longaretti
au Laboratoire d'Astrophysique de l'Observatoire de Grenoble.
Il a été présenté en juin 2000 devant un
jury composé d'Alain Roux (président), de Michel Tagger et
Tahar Amari (rapporteurs) ainsi que de Gérard Chanteur (examinateur)
pour l'obtention du tire de Docteur de l'Université Joseph Fourier
de Grenoble.
Pour plus de détail,
prière de contacter directement Evy Kersalé.
|
|
La première partie
de ce travail se propose de définir une nouvelle version du formalisme
d'étude des instabilités MHD de pression dans les structures
d'accrétion-éjection magnétisées. Ces processus
se produisent dans des plasmas confinés magnétiquement et
sont très contraignants dans le domaine de la fusion thermonucléaire
mais leur influence est peu étudiée dans des contextes astrophysiques.
Dans un cadre d'approximation éliminant les ondes magnétosoniques
rapides nous avons développé un système d'équations
général permettant de s'intéresser à la fois
aux modes instables d'interchange et aux modes de ballooning. L'application
de ce système à un jet cylindrique en rotation solide nous
montre que le cisaillement magnétique conduit à la déstabilisation
des parties internes de ces structures. En outre, tout en clarifiant cette
problématique dans une certaine mesure, nous retrouvons que ces
flots sont génériquement instables vis-à-vis des modes
d'interchange.
Par ailleurs, nous avons étudié
les méthodes numériques de résolution des équations aux
dérivées partielles et plus particulièrement celles de la MHD. À partir
d'un algorithme d'intégration élémentaire, nous avons pu évaluer les
effets de géométrie, de conditions aux limites et de dissipation artificielle
sur le calcul numérique, à travers une série de tests classiques.
L'étude de la production
de rayons cosmiques de très haute énergie dans les gamma-ray
bursts constitue la dernière partie du travail effectué.
Dans ces objets, des processus de Fermi accélèrent des particules
jusqu'à des énergies de 10^21 eV, lors du croisement de perturbations
d'Alfvén relativistes. Une interaction de type faisceau-plasma,
entre une coquille de plasma en mouvement relativiste et les baryons qui
la traversent, génère ces fronts alfvéniques et un
mécanisme de rétrodiffusion redistribue l'énergie
disponible entre des perturbations alfvéniques progressive, régressive
et des perturbations magnétosoniques.
|
The first part of this work
proposes a new version of the mathematical formalism used to describe pressure-driven
instabilities in magnetized accretion-ejection structures. Such processes,
occuring in magnetically confined plasmas, pose very stringent limits to
thermonuclear fusion devices but their influence in astrophysical objects
has rarely been considered. In a framework which eliminates fast magnetosonic
waves one develops a system of equations allowing us to follow both ballooning
and interchange modes. An application of this result to a cylindrical jet
being subject to solid rotation shows that the inner parts of such structures
are destabilized by magnetic shear. Furthermore, while clarifying somewhat
previous studies, one finds that jets confined by a dominant toroidal magnetic
field are generically unstable with respect to interchange modes.
Moreover,
one has written a numerical code to solve the MHD partial differential equations.
Starting with a basic algorithm, one has assessed the effects of the geometry,
boundary conditions and artificial dissipation on numerical computation.
The code has been tested by solving classical hydrodynamic and MHD Riemann
problems.
A new mecanism of ultra high
energy cosmic ray production in gamma-ray bursts composes the last part of
this work. In these objects, particles are accelerated up to energies of
the order of 10^21 eV, by means of relativistic Alfvén perturbations
crossings. A stream instability involving a highly relativistic shell of plasma,
the fireball, and baryons going through it produces such Alfvén fronts.
Then, Brillouin-like backscattering processes redistribute the available
energy between the forward and backward Alfvén waves and the magnetosonic
ones.
|
|