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Laboratoire d'Astrophysique de Grenoble
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Les Thésards du LAOG

Suivi des docteurs formés au LAOG depuis 1990
Introduction  
L'encadrement de thèse est une mission essentielle de tout laboratoire de recherche. Le thésitif produit un travail de recherche original qui enrichit le laboratoire; dans le même temps il est formé à un haut niveau de compétences. Pour évaluer comment ce second point est reconnu et valorisé, il est nécessaire de connaître le devenir professionnel des anciens thésitifs. Nous avons donc entrepris une enquête, auprès des personnes ayant obtenu une thèse au LAOG depuis 1990, en leur  demandant de répondre à un questionnaire. La grande majorité des anciens thésitifs que nous avons contacté nous ont répondu, nous souhaitons les en remercier. Les informations que nous avons pu extraire concernent :
Cette enquête repose actuellement sur 44 anciens thésitifs ayant soutenu leur thèse entre 1990 et 2001.

La dernière mise à jour des informations date de Mars 2003
 
Nombre de thèses soutenues au LAOG
  • 44 thèses ont été soutenues entre 1990 et 2002
  • Dans le même temps 4 thèses en cours ont été abandonnées (soit un peu moins de 10%); l'année dans laquelle ses abandons sont comptabilisés est l'année de soutenance prévue si la thèse avait été au bout
  • 21 thèses sont actuellement en cours, l'année de soutenance estimée est 3 ans après le début de thèse
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Type de contrat
Les informations sur le type de contrat (CDD, CDI ou sans emploi) occupé actuellement par les anciens thésitifs du LAOG sont relativement complètes. Il a été possible de remonter à cette information pour 43 personnes sur 44. Trois docteur sont actuellement sans emploi sur les 44 anciens thésitifs, dont deux ont soutenus très recemment (3 mois) et l'autre est en formation. Les CDI sont majoritaires pour les docteurs ayant soutenu avant 1999 (deux CDD), par contre les CDD sont  nombreux pour ceux ayant soutenu après 1999. Ces CDD sont intégralement des contrats de type post-doctoraux de jeunes docteurs continuant leur activité dans la recherche. Une personne ayant soutenue en 2000 est en formation, et deux personnes ayant soutenues fin 2002 sont en recherche d'emplois en Mars 2003.
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Domaine d'activité
Les deux graphiques ci-dessus montrent dans quels domaines d'activités les docteurs excercent aujourd'hui leur métier.
  • Les deux tiers de ces docteurs travaillent aujourd'hui dans la recherche en Astrophysique (voir les postes dans la recherche pour des détails sur leur status). Les autres docteurs se répartissent essentiellement dans trois domaines, de manière à peu près égale :
  • La recherche dans un autre domaine (mathématiques appliquées, didactique-médiation); voir les postes dans la recherche pour des détails sur leur status
  • L'enseignement dans le primaire ou le secondaire
  • L'informatique
Les trois quart des docteurs formés au LAOG excercent donc actuellement dans la recherche, tout domaines confondus. Il ne ressort pas actuellement une dépendance forte du domaine d'activité en fonction de l'époque de la soutenance; à part le fait que les personnes excercant en informatique ont toutes soutenues récemment (après 1998).


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Type de poste dans la recherche (post-doc versus poste permanent)
Si nous regardons maintenant plus en détails la position des personnes travaillant aujourd'hui dans la recherche (les 3/4 des docteurs formés au LAOG), nous voyons que :
  • Les postes fixes dans la recherche publique sont occupés par l'essentiel des docteurs ayant soutenu entre 1990 et 1998 (une personne ayant soutenue en 1995 est sur un CDD ESO et une personne ayant soutenu en 1996 est sur un contrat de type post-doc).
  • Les post-doc représentent l'intégralité des jeunes docteurs ayant soutenu après 1999 et continuant dans la recherche.
  • Deux personnes occupent des emplois fixes dans le domaine de l'ingenieurie lié à de l'instrumentation Astrophysique.
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Postes permanents dans la recherche : laboratoire d'appartenance actuel
Les docteurs formés au LAOG depuis 1990 et possédant aujourd'hui un poste permanent (17 personnes) sont actuellement majoritairement au LAOG. Une peu moins de la moitié sont cependant soit dans des instituts francais d'Astrophysique autre que le LAOG (3 personnes), des instituts étrangers (1 personne) ou dans des laboratoires d'autres disciplines (4 personnes).
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Nombre d'années pour l'obtention d'un premier CDI suivant les domaines d'activités
Cette information est cruciale pour connaître la rapidité d'intégration des jeunes docteurs, et donc les difficultés qu'ils peuvent rencontrer. Nous avons tenté de regrouper l'information en fonction des années de soutenance (permettant de voir des tendances évolutives) et suivant les trois domaines d'activités majoritaires (recherche, enseignement et informatique). Les chiffres sont une moyenne (pour une année de soutenance donnée) du nombre d'années pour obtenir le premier CDI, cette moyenne est donc faite uniquement sur les personnes ayant obtenu un CDI. Il faut  se méfier des chiffres pour les soutenances les plus récentes, toutes les personnes n'ayant pas encore obtenu leur premier emploi fixe, le nombre d'années moyennes pour obtenir le premier CDI est appelé à augmenter.

Enseignement :
Les durées pour obtenir le premier poste après la thèse sont relativement longues, autour de deux-trois ans. Cela s'explique par le fait que le jeune docteur est rarement titulaire d'un concours de l'enseignement primaire ou secondaire (CAPES, agrégation ou professeur des écoles) au moment de l'obtention de sa thèse. Ces deux années sont consacrées à obtenir ce concours; la reconversion peut également avoir été décidée après un an d'ATER ou de post-doc.

Informatique :
L'intégration est ici rapide, le CDI est obtenu en moyenne moins d'un an après la soutenance. Cette année n'étant pas toujours intégralement consacrée à la recherche de l'emploi, mais éventuellement à finir quelques travaux de recherche après la thèse (parfois en entamant un post-doc) ou à faire des bilans de compétences.

Recherche :
Il est à noter que pour les soutenances postérieures à 1999 (année incluse), ainsi que pour 1996-1995, un nombre important de personnes sont encore en post-doc. Les chiffres ne sont donc pas définitifs, chaque nouvelle embauche sur un poste fixe va augmenter ce nombre moyen moyen d'années pour l'obtenition du premier CDI. 2.5 ans sont nécessaire en moyenne pour obtenir un poste fixe dans la recherche pour les personnes ayant soutenues entre 1990 et 1997. Nous ne voyons pas actuellement de variations significatives en fonction de l'année de soutenance.
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DEA d'origine
Les informations sont encore largement incomplètes pour les docteurs ayant soutenu avant 1994. Nous espérons les compléter rapidement. Sont également representé sur ce graphique les DEA d'origine des étudiants actuellement en thèse et devant soutenir avant 2005. Nous pouvons remarquer :
  • Une prédominance du DEA Astrophysique et milieux diluées après 1997 (année de soutenance en thèse des premières promotions du DEA). Le LAOG recrute la majorité de ses doctorants dans ce DEA astrophysique "local".
  • Auparavant les DEA de Paris-Meudon (Paris VI et Paris VII)  fournissaient  une part importante d'étudiants, elle est devenue très faible depuis 1999
  • Une part importante de docteurs formés au LAOG depuis 1998 proviennent de DEA en optique, électronique ou photonique et travaillant dans la R & D instrumentale du laboratoire.
  • Quelques doctorants venant de l'étranger ces dernières années.
  • Quelques doctorants proviennent de DEA de traitement du signal


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Compétences utiles acquises durant la thèse suivant les domaines d'activités
Cette information est très subjective. Dans le questionnaire nous avons demandé aux jeunes docteurs, n'exerçant plus dans la recherche, quelles compétences acquises durant la thèse leurs sont utiles dans leur travail.
  • Nous n'avons pas proposé de catégorie de manière à laisser l'ancien thésitif complétement libre de son choix, ce qui permet de faire ressortir des compétences auquelles nous ne pensions pas.
  • Nous avons classé ces compétences en fonction des trois domaines d'activités majoritaires hors recherche (informatique, enseignement et ingénieurie spatiale).
  • Cependant il faut noter que chacune de ces catégories ne regroupe que très peu de personnes : 4 pour l'informatique, 3 pour l'enseignement et une seule pour l'ingénieurie spatiale. Il est donc difficile de généraliser les réponses reçues catégorie par catégorie, nous ne commenterons notamment pas les chiffres pour l'ingénieurie spatiale.
  • Les compétences acquises en informatique et en communication sont plebiscitées par les 3 catégories avec des taux moyens de 70% de personnes les jugeant utiles.
  • L'esprit d'analyse et l'autonomie que développe un travail de thèse sont très fortement appréciés par les personnes travaillant dans l'informatique.
  • La confiance en soi et une pratique du monitorat (mais qui ne concerne pas tous les thésitifs, seul 1 ou 2 monitorats par an se faisant au LAOG) sont citées par des enseignants du primaire et du secondaire.
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Utilité de la thèse pour l'obtention de l'emploi, suivant les domaines d'activités
La question ici est de savoir si la thèse a été nécessaire ou utile pour obtenir le poste actuellement occupé. La question n'a pas été posée aux personnes travaillant actuellement dans la recherche, le titre de docteur étant indispensable dans ce cas.
  • On peut noter que la réponse moyenne est "un peu" autant en informatique qu'en enseignement. Dans le premier cas le titre de docteur a été apprécié (mais non indispensable) pour l'embauche, dans le second cas il a permis l'acceptation du candidat aux filières formant aux concours de l'enseignement national.
  • La thèse a été indispensable dans un cas pour un docteur travaillant dans l'informatique, son poste étant ouvert uniquement à quelqu'un possédant une thèse.
  • Dans quelques cas cependant le docteur estime que sa thèse a été complétement inutile pour obtenir son poste actuel.
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Nécessité d'une formation ultérieure à la thèse suivant les domaines d'activités
Le docteur peut parfois avoir besoin de suivre une autre formation après sa thèse pour obtenir un emploi :
  • C'est le cas dans 100% des cas pour les personnes travaillant dans l'enseignement primaire et secondaire. L'obtention d'un concours étant nécessaire après la thèse.
  • Les informaticiens n'ont pas eu besoin de se former pour occuper l'emploi actuel. Il est cependant important de noter le message de l'un d'entre eux : "je n'ai pas trouve d'aide financiere pour pouvoir faire une formation après la thèse, mais cela aurait été un plus pour obtenir un poste plus intéressant et mieux payé".
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